Si on allait à l’Oktoberfest !
by dude
L’appel de la bière, l’appel de la teutonne ! Cette année avec trois amis bien montés, j’ai traversé la Suisse et un bout de l’Allemagne pour débarquer à Munich. Direction Oktobertfest ! Pour les incultes, il s’agit de la plus grande fête de la bière qui réunit pas loin de 4 millions de passionnés d’élixir de houblon.

9€/L ! Je ne veux pas faire la pince, mais en ville le litron s’élève à 5€ maximum. Insoutenable ! Il nous faut rentabiliser l’affaire et voler trois chopes… Personne n’est ivre, personne ne vomi à part les Néo-Zélandais très pragmatiques, et très efficaces dans leur descente.
Et c’est ça qui choc. J’ai été instruit à la Beerfest (film sur les bas-fonds de l’Oktoberfest, le côté underground de l’affaire) et plus je déguste la bière, plus je me rends compte que nos p’tits Dutchlandais restent bien sagement assis sur leur table à bouffer des sandwichs au poisson cru. La mythique descente en dessous des 9,69 n’est pas dans les parage (mauvaise vidéo youtube). On est venu chercher la beuverie, la compétition, la stupidité et par dessus tout; la moquerie. On veut oublier nos ‘tits tracas et se la coller sévère en chantant n’importe quoi tant que c’est de l’allemand et joyeux !

Il nous fallait quitter au plus vite cet endroit propre, qui se dit ‘fête familiale’. Une seule solution: les brasseries ! L’Oktoberfest c’est trop pour Mickey et Mini, pour les sorties scolaires, pour les séminaires professionnels, pour des fans de Johnny. Comble du comble, les serveuses sont toutes justes zyeutables !
Donc, direction centre-ville par le Zob. On veut aller dans une brasserie, une vraie « usine à bière »…


On a choisi et les FDP montrent du doigt l’Hofbräuhaus. 15 bonnes minutes de queue, on se croirait en boîte de nuit avec un videur ancien SS, l’oreillette bien en vue. Ce que nous sommes venus chercher est là dedans.
Oui, ce sont bien 4000 milles buveurs chevronnés et un bruit incessant comme si on était dans un immense cantine. J’ai peur d’accédé au fond de la salle; j’en vois même pas le bout ! « Hein mass, please » !
J’ai enfin mon bouclier, je pars en expédition…
Je me refais une santé avec un Bretzel. C’est une mauvaise baguette avec des gros morceaux de sel. Je n’aime pas, mais ça suffira.
Comme si le hall n’était pas suffisant, des escaliers en pierre t’amènent au deuxième. Rebelote, c’est la même chose avec un peu moins de sons. Et puis comme il en faut un troisième; le dernier se montre par contre bien différent. Il y a des tables et des bières mais ça me semble bien plus éclairé.
C’est la mafia munichoise, papa a ramené sa petite famille vêtue en traditionnel. Il fait froid, tout le monde me regarde d’un mauvais oeil. Ah, apparemment je suis pas le bienvenue ! Toi l’européen, tu retournes en bas avec les ivrognes, et les américains dévergondés ! L’Oktoberfest c’est comme le beaujolais nouveau, quand tu connais pas tu crois que c’est pas mal. M’enfin c’est bon pour les touristes japonais !


