Super 8 vient de sortir cette année et a été annoncé comme étant un hommage aux aventures made in 80's où les héros étaient des enfants/ados. Je pense que J.J Abrams pensait à Retour vers le Futur, E.T ou même les Goonies lorsqu'il a écrit ce long métrage. Un projet ambitieux qui prête à invoquer le rêve d'une régression assumé évitant le surplus d'effet spéciaux en préférant faire appel aux faux gadgets à l'origine de l'indéniable charme du genre.
Je me suis laissé croire à ce fantasme, et j'ai bougé mes petites fesses jusqu'au cinéma le plus proche pour retrouver les sensations provoquées par les vieilles productions spielbergiennes.
J'ai négligé la variable JJ Abrams... Parce que malgré la renommée certaine de ce nom, n'oublions pas que le garnement n'a finalement rien réalisé ou écrit de transcendant dans sa carrière. Si on regarde son CV de près, on peut lire une succession de séries grands publiques (Alias, Lost, Fringe) ou de films bien moyens (Mission Impossible III, Star Trek). Absolument tout prédisait un total échec de l'entreprise. Et oui! JJ n'a pas pu s'empêcher de nous balader avec ses promos bidons, ses promesses dignes des plus grands politiciens à croire qu'il a passé plus de temps à potasser ses speechs vendeurs plutôt que le scénar' bancal, grotesque, honteux. Evidemment, JJ s’est touché en ajoutant d'oubliables explosions filmés à la transformers/cloverfield tout au long de super 8. On bouge la caméra dans tous les sens, on ajoute des cris, et le publique ressentira bien cette sensation de panique ! Non, mais JJ c'est pas ça le cinéma des 80's !?!
Seul note correct, "l'hommage" presque réussit de Choco en le personnage joué par l'inconnu Riley Griffiths. Et encore... on oubliera son nom dans deux semaines.
Foutrement, on m'a vendu une daub'. Je me suis fait avoir aussi facilement qu'une ménagère devant le télé-achat. Il est même arrivé à me faire détester ellen fanning que j'adore.