
A deux pas de chez moi se situe Le Navire cinéma d’art et d’essai. Les films y sont exclusivement en version originale et le programme est bourré de petites pépites comme Kaboom.
L’expérience de ce film commence par un scooter livreur de pizza qui s’est violemment glandé sur mes pieds ! Après 5 secondes de battement – où ma tête devait avoir l’air du type en photo – le type se relève sans une égratignure ce qui ne sera pas le cas de son scoot amputé de son garde boue et d’une bonne partie de sa coque. Le truc c’est qu’il a paniqué en me voyant traverser le passage pour piéton tout en réalisant une danse pathétique de facilement 20 mètres.
Oh putain, c’est sur qu’après ça j’peux que passer une soirée pas mal, pas mal (beaujolais nouveau a rendu l’affirmation vraie).
Puis, j’ai foncé au ciné pour m’enfermer dans une salle pas plus grande que mon salon.
Jusque là aucun rapport avec le film. En fait, il n’y en aura pas.
Kaboom est l’histoire chaotique d’un étudiant bi-sexuel cherchant à élucider le meurtre mystique d’une rousse. Le réalisateur Gregg Araki traine le spectateur dans un univers délirant qui n’est pas sans rappelé celui de Donnie Darko. Le tout est astucieusement mixé à la recherche constante d’expériences sexuelles des étudiants qui fait forcément référence aux Lois de l’attraction.

Je crois n’avoir rarement été autant trimballé, retourné, semé par un film. On est bien loin des sentiers tout tracés d’Hollywood. On aime encore plus l’éloignement avec les studios de L.A lorsqu’on observe le casting entièrement constitué de petit nouveau. J’en retiendrais la prometteuse interprétation de Thomas Dekker avec son grand air de Jared Leto.
Félicitation, donc, à Gregg Araki qui s’enfonce encore plus dans le bizarroïde après Smiley Face et Mysterious Skin.
oberhofer ~ don’t need ya [aucun rapport avec le film mais j’aime tellement oberhofer]
7/10 parce que je note comme une salope.