Manhanttan, la perle de Woody Allen

Mardi, juillet 19th, 2011 by dude

J’ai dans l’esprit de visiter la grande pomme. Pas dans l’immédiat, mais dans un futur relativement proche. C’est pourquoi j’écume un peu les films dont l’action se déroule dans la capitale économique des Etats-Unis. Dans un premier temps je me suis ennuyé devant New-York, I Love You ; et pendant le “passage juif” du long métrage plagiant Paris, Je t’aime la lumière au dessus de ma tête me rappelle que New-York est la ville préféré d’un certain Woody Allen.

Coup de chance, Manhanttan m’attendait ! Je ne connais personne qui aime autant Woody que moi – ça existe – mais je n’en ai jamais rencontré. Ils se cachent où ils ont honte? Quoi qu’il en soit, j’admire Woody Allen pour avoir écrit, réaliser (et pour la plupart jouer) 40 long métrages. On lui reproche une morale limite mais ces films sont des bonbons acidulés de culture et de bons goûts. Manhattan en est l’exemple parfait, les références aux peintres, écrivains, dramaturges sont omniprésentes. Je n’en connais pas la moitié, ni même le quart, pourtant ça ne m’empêche pas d’avoir un petit bout de papier et de les noter pour voir ce qu’il en est. Par exemple, je suis tombé sous le charme (pour de meilleur lendemain…) de James Ensor grâce à lui.

Ensuite, ce qui m’attire chez l’ex de Mia Farrow ce sont les longues discussions entre névrotiques où les protagonistes exposent – comme s’ils étaient devant un psychanalyste – leurs plus profondes pensées, désires, envies. Ces tranches de vies dont on distingue aisément des éléments autobiographiques font de Manhanttan une perle avant-gardiste traitant de la problématique de l’adoption par des parents homosexuels, des relations intergénérationnelles, en d’autres termes des thèmes hipsters, et d’actualités. 

Bien plus consistant que son dernier Midnight In Paris, et tout aussi drôle je conseille vivement à chacun ce classique de Woody Allen.

Whatever Works

Jeudi, novembre 5th, 2009 by dude

Il va falloir replacer le contexte pour comprendre toute la subtilité de Whatever Works. Woody est en plein rush et aligne film sur film ces derniers temps. Et ce grâce à ses muses. Tout le monde connait celle qui l’a réconcilié avec le grand public (Scarlett Johansson), mais cette année il a besoin d’une petite nouvelle: Evan Rachel Wood.
Paf, l’alchimie marche et son physique de jeune ingénue va être indispensable pour la suite.

Whatever Works sera un film sur la psychanalyse/psychologie. Et plus précisément sur ce satané complexe d’Oedipe. Mais Woody Allen va encore plus loin, il va se servir de son long-métrage pour justifier son «inceste». (Woody quitte sa femme, Mia Farrow, pour épouser sa fille adoptive). Whatever Works n’est qu’un miroir, et le personnage principale n’est autre que Woody Allen.

woody allen

Boris Yellnikoff est un physicien érudit qui tomber amoureux d’une frêle jeune femme. Il va déployer son charme orale et la séduit sans trop de soucis. Pendant tout le film le personnage de Boris nous parle directement, à nous spectateur, représentant bien que derrière lui se cache le réalisateur. Boris = Woody tout à fait ! Woody a toujours fonctionné ainsi, palliant son physique grâce à sa grande connaissance de l’art. Il est complètement fasciné par les belles femmes et use de sa connaissance en psychanalyse pour les séduire. Il prend la forme paternelle, celle d’un homme de savoir qui veut éduquer. Le complexe d’Oedipe fait le reste. Diane Keaton, Mia Farrow on a déjà vu plus moches…

Mise à part ça, Woody Allen développe un thème qui lui est cher: le conformisme. Deux personnages vont découvrir sa ville, New-York, et sortent du conditionnement sociale/religieux pour découvrir leur vrai « moi ». Whatever Works se déroule, et découle alors tout le génie du réalisateur qui, avec simplicité, décuple les coup de théâtre et fait évoluer les personnages.

Woody n’est pas prêt à quitter ses femmes fortes, que ce soit avec ou sans Scarlett. Il me réconcilie avec son cinéma et se permet même un peu de surplus de fierté à l’image de la dernière phrase du film dite par Boris : « You see? I’m the only one who sees the whole picture. That’s what they mean by genious ».